Waleed

Il y a des témoignages qui imposent le respect et un soutien sans faille, des expériences de vie que l’on peut considérer d’émouvantes et d’instructives à la fois.

C’est le cas de ce jeune Palestinien, WALEED AL-HUSSEINI, torturé pour avoir renoncé à l’Islam, un esprit éclairé qui a grandi à Qalqilya, en Cisjordanie, dans un pays où il vaut mieux se fondre dans la foule des croyants sans se faire remarquer.

Pourtant, très tôt, je jeune homme va se poser les questions qu’il ne vaut mieux pas se poser. Il va se mettre à douter sur l’existence de dieu et se lancera dans des recherches sur l’Islam, trouvant des réponses sur Internet, cette bouffée de libre pensée. Sur sa page Facebook au nom d’Ana Allah (Je suis dieu), il fera l’apologie de l’apostasie, expliquant entre autres pourquoi il rejette toutes les religions en général et l’Islam en particulier, il osera même affirmer que l’athéisme est la seule solution raisonnable.

Cette propagande de libre penseur durera de 2007 à 2010 et inquiètera les autorités religieuses à l’université Al-Azhar, en Égypte et même en Arabie Saoudite.

Il fut arrêté sur dénonciation et durant dix mois dans une geôle en Palestine, il subira ce qu’il appelle une torture douce, il emploie cette drôle d’expression pour décrire les sévices qui ne laissent pas de trace, rester debout durant des heures les pieds sur des boites de conserve ou pendu à une jambe pendant un interrogatoire des services de renseignement.

Son crime ? Avoir blasphémé, avoir critiqué et quitté l’islam dans un pays où la religion est la principale source de justice (la charia), être considéré comme un traite à la patrie et s’être mis à dos un peuple prêt à l’abattre.

Rappelons que la peine de mort pour l’apostat subsiste en Iran, dans les pays du golfe, en Afghanistan… Tout apostat est symboliquement condamné à mort dans dans tous les pays islamiques, le droit musulman étant contre la liberté. Le prophète disait, celui qui quitte sa religion (l’islam) tuez-le. Plus proche de nous, Tarek Oubrou, ex-président de l’association des imams de France et recteur de la mosquée de Bordeaux précisait l’islam n’impose pas la foi et l’homme reste libre de croire ou ne pas croire. Mais une fois qu’on a adhéré à la foi musulmane, qu’on accepte la révélation et le dogme, il y a inévitablement des conséquences comportementales. Quitter sa religion est clairement interdit par le Coran.

Waleed Al-Husseini payera cher son libre arbitre ainsi que son apostasie, son choix d’homme libre et devra fuir et se réfugier en France.

Combien sont-ils dans ces pays là, voire même en Europe, soumis au totalitarisme religieux, à ne pas pouvoir exprimer leurs idées ou leurs opinions, à devoir survivre quotidiennement dans la peur ? Combien sont-ils, les musulmans démocrates, libéraux, modérés, laïcs, tragiquement isolés, à devoir faire face à l’adversité, aux insultes et aux menaces des islamistes?

L’auto biographie de Waled Al-Husseini est le récit d’un homme qui, faute de pouvoir changer le monde, y contribue cependant, à l’image de l’insoumise Ayaan Hirsi Ali ou de l’irakien devenu chrétien, Mohamed Moussaoui, voué à l’exil.

 

Continuez à être vous-mêmes.