Kaléidoscope

24 décembre 2015

LA GAUCHE VERSION OBSCURE

 

Illustration du nauffrage idéologique d'une partie de la gauche, le maire PCF de Gennevilliers, Patrice Leclerc, invite Marwan Muhammed, ex prédicateur du CCIF, ni Charlie, ni Paris, contre la laïcité qu'il définit comme un instrument de domination xénophobe, à une conférence le sept Janvier prochain.

Cette gauche là a clairement fait alliance avec les islamistes en organisant avec eux des tribunes contre la laïcité, contre la liberté d'expression, contre les femmes, musulmanes notamment.

 

Gennevilliers

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23 décembre 2015

C comme CCIF

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La chasse à l’islamophobie est le communisme du XXIe siècle. Je m’inspire ici de la célèbre phrase d’Alain Finkielkraut, remplaçant volontairement le terme un peu flou d’antiracisme par celui d’islamophobie qui me semble en revanche beaucoup plus approprié et bien plus précis.

Ceux et celles qui suivent et combattent les dérives sectaires des petits prophètes hargneux de l’identité et de la phobie, dénonçant tous azimuts l’ennemi islamophobe, comprendrons.

Les zélateurs occidentalophobes d’un projet à la fois ethnique, religieux et global de société pullulent et relaient à la chaine les attaques.

Le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) est un bel exemple de ces organismes qui instrumentalisent l’antiracisme afin de jeter sur l’autre le discrédit, de diaboliser toute offensive contre ceux qui dénoncent une autre réalité. Leur unique but est d’hystériser le racisme antimusulman dans un vocable autant défensif qu’agressif et de faire céder la France, de susciter des réactions hostiles à la simple évocation des principes laïcs et de faire passer la République comme le problème.

Ses militants, vous l’aurez compris, ne sont ni Charlie, ni Paris et on ne peut pas raisonnablement laisser la cause antiraciste à de telles personnes qui s’en emparent afin d’ethniciser toujours plus le débat autour de l’islam, de l’économie halal, du voile…

L’organisme tente depuis de nombreuses années d’imposer le concept d’islamophobie auprès des instances nationales et européennes dédiées aux droits de l’homme.

Son principal but est de faire abroger les lois de 2004 (sur les signes ostentatoires religieux à l’école) et de 2010 (sur la visibilité des visages dans l’espace public), lois qu’il juge désastreuses.

Marwan Muhammed, ex prédicateur du collectif, considère que ces lois ont été promulguées par des lâches qui n’assument pas leur haine.

Même après les attentats à Paris, le CCIF a publié un communiqué abject n’évoquant que la nécessité d’éviter toute stigmatisation. La radicalisation n’est pas leur problème, c’est évident ! Leur problème c’est la France dans ce qu’elle représente. Le CCIF dénonce comme acte islamophobe tout un ensemble d’actions comme, entre autre, la fermeture de mosquées consécutives à des faits d’incitation à la haine ou de participation terroriste, l’expulsion d’imams radicaux…ainsi que les mesures de protection ou de sécurité nationale.

Bref, on peut rêver mieux en matière d’antiracisme que ces chantres de l’islamophobie dont la pratique constitue l’alpha et l’oméga du vote front national. On pourrait également s’attendre à des prises de conscience et de fermeté sur les principes républicains, ne pas laisser le champ libre à de telles organisations qui combattent avant tout la liberté d’expression, qui pénalisent l’esprit critique, dont la dialectique ne sert que ses intérêts propres et interdit tout débat.

Il faudrait au contraire dissoudre cette organisation dont le seul projet est de faire voler en éclats les institutions en montrant qu’elles seraient les instruments d’insupportables rapports de domination et expulser ses dirigeants.

Jusqu’à quand va-t-on devoir supporter cette culture d’auto-flagellation et de mea culpa, encourageant par là même les intégristes à aller jusqu’au bout de leur refus de la modernité et de la démocratie en Europe ?

 

 

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22 décembre 2015

JACQUES CHESSEX Un juif pour l'exemple

un juif pour l'exemple

Écrivain, poète et peintre, Jacques Chessex est né le 1er Mars à Payerne et mort le 9 Octobre 2009 à Yverdon-les-Bains.

Ce roman décrit un crime immonde en 1942 à Payerne, dans la bourgade d’enfance de l’auteur, commis par des autochtones apprentis nazis. Jacques Chessex a huit ans à l’époque et n’a rien oublié de l’ambiance qui pèse sur cette petite ville de bouchers, confite dans la vanité et le saindoux, ni des protagonistes de cette macabre histoire qu’il fréquenta sur les bancs de l’école.  

En pleine période hitlérienne, une petite bande menée par un pasteur illuminé, décide de massacrer un juif. Un juif pour l’exemple. La victime sera un marchand de bétail, Arthur BLOCH, membre de la communauté juive de Berne, assassiné à Payerne, au cœur de la tranquille Suisse prétendument neutre. Au fur et à mesure de la lecture, les personnages prennent vie et leurs idées aussi.

Avec son style sec, direct, apuré, glaçant, Jacques Chessex parvient avec un talent inouï à décrire ce fait divers authentique, la haine de l’autre, la haine du juif, la bestialité humaine et donne matière à réflexion : « la perversion absolue, salement pure, incandescente sur ses ruines, qui relève de la damnation ».

Un récit bref, merveilleusement conté par l’écrivain de l’Ogre, et hélas, toujours d’actualité, puisque l’histoire n’est jamais achevée, qu’elle trouve toujours de nouveaux prétextes pour aiguiser les rancoeurs, les haines ancestrales du juif. En France, en 2014, 527 actes antisémites ont été recensés…

À l’heure qu’il est, il n’est donc pas inutile de se remémorer les dérives, les menaces et les crimes d’un passé n’ayant rien perdu de sa vénénosité.

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21 décembre 2015

DARKSPACE III I

darkspace

La musique est un idéal de purification, comme le feu, elle cautérise les blessures, cicatrise les plaies. De surcroit, elle permet de sortir un peu de ce fatal système dans lequel nous sommes détenus, en nous arrachant à l’injure que sont devenus les temps modernes. Ainsi, Kaléidoscope sera toujours un espace pour décrire et partager cet art, c’est-à-dire une musique non contaminée par le conformisme ou par l’esprit marchand, des oeuvres fougueuses et créatives, comme celle de DARKSPACE, trio Suisse pour le moins obscure qui n’a presque jamais donné d’interviews afin de demeurer le plus anonyme possible.

Sa musique est un habile mélange de Black Metal, d’Ambient, de bruits divers et métalliques. Elle représente une chose difficile à comprendre et tout peut sembler hostile, fuyant, lors d’une première écoute.

De sorte qu’il faut du temps et de la patience pour s’approprier cette musique qui s’étire à outrance à travers un ensemble froid, inhospitalier et monolithique, ponctué par une boite à rythmes. Puis viennent des turbulences, des contrastes, des breaks toujours inspirés, des explosions chaotiques, des cris déchirants, un climat soufflant le chaud et le froid à grand renfort de blasts.

Cette musique venue d’ailleurs n’a aucune dimension humaine, elle est à la fois saisissante et effrayante, à l’image du cosmos, on tutoie l’infinie ou alors l’enfer, avec une foi qui donne à chaque note une aura simple et nécessaire, primitive et ingénieuse à la fois. Ici les guitares, saturées à l’extrême, forment un mur du son tandis que les claviers qui jalonnent chaque morceau de l’album, très bien incorporés, rendent à certains passages leurs caractères oniriques et envoutants.

Un cyber voyage qui nous éloigne de la vie telle que nous la connaissons en nous emportant vers des astres lointains, des contrées insoupçonnables, des territoires obscurs, vierges et froids, le tout dans un savant équilibre, mais sans aucune concession.

 

 

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19 décembre 2015

La France sombre mais ils ne changeront jamais

Francaisbaises

 

Je ne suis pas énarque, je ne suis spécialiste de rien, je suis seulement un citoyen frappé par l’indignation en ces temps devenus rances, âcres, gâtés par les politiques et leur imbécillité incurable.

Déjà, ce fut de les entendre, unanimes, Dimanche dernier sur les plateaux télé,  dire que le mécontentement, c’était pour le chômage, que c’était là une relation incontestable entre le vote FN et le chômage.

C’est oublier un peu facilement que dans les pays à faible chômage, comme les pays nordiques (Suède, Danemark), connaissent eux aussi la montée de l’extrême droite.

La bonne affaire que voilà afin d’occulter d’autres sujets, comme l’afflux de migrants, le terrorisme islamique… Parler du chômage ne mange pas de pain, on en parle à profusion depuis des décennies sans que cela ne fasse baiser le chômage pour autant.

Mais est-ce que le vote FN ne se résume qu’à cette seule question, bien que celle-ci ne soit pas pour autant à négliger ? Nous cache-t-on quelque chose ?

De toute évidence, le chômage est un instrument fantastique pour escamoter et mettre le peuple à l’écart d’autres graves problèmes dont se nourrit le FN en agitant la rancœur et les frustrations, sa parole galvanisant son public d’aigris, de destins prostrés…

J’ai souvent entendu dire que la France était un pays de raciste, mais je n’y crois pas un instant. Ce reproche est sot, déplacé et péremptoire. Je pense, au contraire, que le peuple est capable de générosité et d’intelligence, bien plus que ses élites gangrénées par la cupidité et l’ambition, mais comme on prend les gens pour des imbéciles, qu’on les traite avec condescendance, en les accusant de fascistes en puissance alors même qu’on devrait saluer leur sang-froid, leur résistance face à la provocation de l’islamisme radical… c’est en partie une réponse à ce mépris dans lequel les dirigeants enferment le peuple, les professeurs de morale à deux sous l’abaissant dans le pogrom antimusulman que s’explique aussi le vote FN.

Après ces élections-chocs, rien ne va changer. La vie politique va son train comme si rien, aucune menace, aucun danger, ne fissurait l’air du temps. Ils se posent en pseudo héroïques tout en préparant le coup d’après, 2017. C’est le soulagement, mais quand même, le parti nationaliste a bien trouvé 800000 voix entre les deux tours, disposant à présent de 358 conseillers régionaux.

Ils ne changeront pas, car ce n’est pas dans leur intérêt. Leur seule préoccupation ? Rester au pouvoir, se faire élire ou y revenir. L’objectif se limitant aujourd’hui à ne pas être éliminé au premier tour pour gagner au second, grâce à Marine Le Pen. Passer par un trou de souris. C’est l’unique programme de la Kommandantur des classes dirigeantes, c’est beaucoup plus facile de gagner sur l’extrême droite que sur le chômage, l’insécurité, l’islamisme…

La politique autrement, mais toujours avec les mêmes méthodes, la même boite à outils et le même personnel. Toujours la même flexibilité, le même saccage social, davantage de libéralisme, de dérèglementation… Comment voulez-vous que cela change? C’est de l’enfumage, c’est l’incitation à la guerre civile en France.

Je finirai par ce cri du cœur de Serge Grouard qui résume parfaitement ce que je ressens :

« Qu’avez-vous fait de la France que j’aime ? Vous présidez à son déclin ; vous l’avez abimé, vous êtes en train de la tuer »

 

 

 

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18 décembre 2015

Payer pour avoir la paix

prud'hommes

J’attends devant le palais de justice, un grand bâtiment en verre dont l’ombre lui donne un air sévère, une austérité sculpturale. Attendre est encore une occupation, me dis-je, mais attendre sans savoir ce à quoi cette attente vous entraine, cela est terrible. Il fait beau pourtant, le soleil enveloppe la vallée à peine sortie de l’hiver, les montagnes alentour resplendissent, tandis que la foule envahit les rues commerçantes. Je la vois de loin cette file de bossus automates qui irrigue le sang des rues de la ville.

J’attends mon heure et ce qui est très étrange, c’est que je n’arrive pas vraiment y croire, ni même à m’inquiéter. C’est comme si cette convocation aux prud’hommes n’existait pas réellement, j’ai beau la retourner dans tous les sens, la lire et la relire, cela me parait impossible.

Ça aurait pu être une magnifique journée vous voyez. J’aurais pu aller me promener en montagne, enfouir mon dégout sous la terre, dans les pâturages, oublier cette vie inique qui nous abandonne selon ses caprices, pour un rien, cette existence qui nous fabrique puis nous quitte, nous prend puis nous rejette à notre triste destin.

La justice n’attend pas et fuir ne suffit pas, car on est rattrapé, acculé, même si cela semble une injustice et que l’injustice est un crime.

Lorsque je suis entré dans le palais, le grand hall m’a fait penser à une immense volière. La justice est froide, sa fraicheur inattendue m’a immobilisé sur un banc de mauvaise qualité, sans dossier. De nouveau, il faut attendre son tour, parmi les va et viens incessants. Sur les visages, je peux y lire tantôt le défi, tantôt le désespoir. Il y a aussi le folklore judiciaire, avec la robe des juristes surmontés d’un col blanc (Épitoge), cela rappelle étrangement le monde ecclésiastique, la soutane du religieux.

La plaignante qui avait attaqué mon grand-père, alors que celui-ci s’était toujours efforcé de faire les choses en bonne et due forme et n’avait jamais agi comme un sale type, vient d’arriver. Je l’ai senti au parfum de vieille cocotte dont elle s’était arrosée avant de venir. Maintenant, c’est moi qui me retrouve dans le mauvais rôle puisque mon grand-père est mort quelque temps après l’audience de conciliation, qui n’est rien d’autre qu’un racket afin d’éviter le procès. L’argent justifie toutes les bassesses, toutes les horreurs, toutes les injustices, toutes les manipulations! Même attaquer un viel homme malade est permis !

C’est une épreuve exténuante d’encaisser sa présence sans mot dire, de ne même pas pouvoir fondre sur elle en l’abreuvant d’injures, d’être asservi à ses caprices et à sa cruauté depuis tant d’années!

Il y aurait tant de choses à dire sur cette personne malveillante, chargée de la tenue du ménage et de l’aide à la toilette et à l’habillement de ma grand-mère, malade depuis plusieurs années (Alzheimer). Cet emploi était également assorti de la gratuité complète du logement, de la nourriture et cette personne était d’accord sans la moindre objection sur l’ensemble des propositions. Elle s’était donc installée dans l’une des chambres avec son chien et son rat ! Elle se plaignit du lit alors on lui donna carte blanche pour qu’elle aille elle-même choisir un lit sommier à sa convenance alors que dans le même temps elle disposait naturellement de la salle de bain, des w.c., en plus du libre usage du bureau et de l’ordinateur qu’elle a effectivement utilisé. Outre les pièces d’habitations, elle avait libre accès au jardin. Un jour, elle a même demandé l’autorisation de créer un petit potager, ce qui a été accepté. On lui donnait une entière confiance alors que dans le même temps, elle tenait depuis le premier jour un compte minutieux des nuits qui n’étaient pas des nuits de garde, mais de présence, de sommeil, sans aucune obligation de surveillance, ainsi elle pouvait si elle le désirait partir en soirée. Autrement dit, elle dormait à la maison et n’était tenue à aucun travail. En plus, elle a toujours imposé son rythme d’absences, agissant d’une manière autoritaire sur mon grand-père, vulnérable, subissant ses exigences pour la remplacer et changer ses horaires…

Alors, pourquoi avoir attendu plus de trois ans pour menacer et lancer un procès, à un moment où, qui plus est, mon grand-père était très affaibli et malade? Pourquoi avoir poussé le vice d’être revenu un été pour embrasser mes grands-parents, en leur offrant un joli géranium rose, sans dire un mot de la convocation devant les prud’hommes qu’ils allaient recevoir ? Pourquoi le lendemain de la consultation que mon grand-père avait eu avec son avocat, elle a de nouveau sonné à la porte de la maison, désirant avoir de leurs nouvelles et s’assurer que mon grand-père ne lui en voulait pas ?

Hypocrisie malsaine, cruauté naturelle et vulgaire irrespect dont elle ne s’affranchira pas ! 

Après une audience au ton incisif et virulent de la partie adversaire, la plaignante a été déboutée, mais a interjeté appel du jugement. Les prud’hommes, il faut bien le dire, c’est un peu comme la roulette russe, un coup tu gagnes, un coup tu perds, et d’une façon ou d’une autre, se sont très souvent les employeurs qui perdent. D’une façon ou d’une autre, il faut payer pour avoir la paix, c’est ainsi avec les pisseurs de lois, d’annexes, de notes, de jurisprudence, de textes.  Le droit du travail s’étant complexifié à l'extrême, devenant inintelligible pour les nons-initiés, les prud’hommes ne désemplissent pas, les employeurs particuliers se retrouvent acculés au pied du mur, dans l’obligation de payer.

C’est ce que j’ai dû faire à mon tour pour gagner la paix, payer cette femme pour ne plus la voir et avoir le droit de vivre en paix, même si cela laisse des trâces, forcément. 

Moralité: n’embauchez jamais une personne sans passer par les conseils d’un avocat spécialisé en droit social. Il vaut mieux perdre un peu de son argent que perdre sa santé.

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16 décembre 2015

ISLAMOPHOBIE OU PEUR LÉGITIME ?

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Depuis fort longtemps à présent, le terme d’islamophobie a envahie notre quotidien, c’est à dire une angoisse éprouvée à l’encontre de l’islam, une peur irrationnelle. On ne compte plus le nombre de fois où ce terme a été employé ; les médias et les politiques ayant contribué à assurer et sa publicité et sa pérennité.

Au fil du temps, le terme a subit une déviation de son sens, le mot étant utilisé à tout propos, à tout va, son sens devenant celui du racisme antimusulman, ringardisant du même coup le terme ancien raciste, faisant du rejet des règles une phobie, englobant tous ceux qui osent encore critiquer, résister et devenant finalement une arme dirigée contre les laïcs, les réduisant en d’horribles oripeaux racistes, en maudits, en malade… Un véritable abus de langage.

 

Mais au nom de quel principe craindre serait-il haïr ? En quoi une peur de l’islam serait-elle une agression ? N’est-ce pas au contraire une peur légitime qui devrait inviter au débat, à la réflexion, et non pas à la condamnation pure et simple, si souvent calomnieuse ?

Il n’est pourtant pas illégitime de craindre une idéologie qui s’oppose fondamentalement à toute liberté, à un islam autant politique que spirituel exhorté par les manipulateurs islamistes, par une règle qui impose l’irruption du fait religieux dans la sphère publique, par le caractère problématique du coran et notamment sa partie médinoise. Non, il n’est absolument pas illégitime de s’en inquiéter, d’autant plus lorsque la démocratie est mise en danger par la pression sans cesse exercée sur les institutions dans le seul but de rafler plus de dérogations et de droits communautaires, comme le port du voile, les horaires de la piscine réservés aux femmes et tout l’arsenal moyenâgeux islamique.

Inventé par des anthropologues en 1910 pour les uns, utilisé pour la première fois, pour les autres, en 1979 par les Mollahs iraniens qui souhaitèrent faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de mauvaises musulmanes en les accusant d’être islamophobes, importé en France par Tariq Ramadan afin de piéger tous les débats…

Qu’importe son origine en fait, le plus important étant son utilisation et la déviation de son sens, son instrumentalisation et l’anarchie conceptuelle instaurées afin de rendre service aux adversaires de la laïcité dans leur propagande visant à imposer une laïcité ouverte, donc molle.

Ces ennemis sont : les islamistes afin d’éviter toute critique de l’islam ou diffamation des religions selon l’expression des États islamiques, les promoteurs de la laïcité dite ouverte et ceux qui jugent l’islamisme comme étant révolutionnaire, le considérant comme un allié dans leur combat altermondialiste, lutte bien légitime par ailleurs.

 

Il n’y a pas à culpabiliser à s’opposer aux dictats des extrémistes ou aux interprétations sexistes du coran, il faut au contraire veiller et résister aux abus de langage ou aux manipulations, puisque « ce mot (...) a été forgé de toutes pièces par les mollahs pour déconsidérer quiconque n’est pas musulman comme l’orthodoxie l’y invite » (1). Il n’y a vraiment rien d’islamophobe ou de diffamant de critiquer la ségrégation des femmes, l’amputation du voleur, la haine de l’autre, athée, homosexuel… Je pense même que c’est faire appel au bon sens, à la raison, d'autant plus que l’expérience du communautarisme exacerbé en Wallonie, au Canada, aux Pays-Bas, ou encore en Grande-Bretagne, dément toutes les approches complaisantes, hypocrites et politiquement correctes. Critiquer un système théologique dont les valeurs ne me paraissent pas compatibles avec celles de la République, sans pour autant s’en prendre à ses fidèles, me paraît légitime. Il faut distinguer la religion et les croyants qui la pratiquent! 

Ce vocable n’est donc dans le fond qu’une invention destinée à empêcher tout débat serein sur l’islam et à complexer les laïcs vis-à-vis de cette religion. Serons-nous seulement capables à l’avenir de déjouer cette ruse tendue par les islamisateurs ?

(1) Michel Onfray

 

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15 décembre 2015

SYLVAN posthumous silence

sylvan

Il y a des albums que l’on aime bien sur le moment mais dont l’intérêt s’amenuise au fil du temps, et puis il y en existe d’autres qui, en revanche, vous marquent au fer rouge. Bien moins fréquent que la première catégorie, ces oeuvres là résistent à l’épreuve du temps et provoquent, à chaque écoute, toujours le même plaisir, car empreintes d’une beauté infinie, intarissable, pleine d’élans et de sentiments.

Posthumous silence appartient, sans conteste, à ce second groupe d’album dont la splendeur demeure imperméable au temps et aux modes qui passent, un disque dont l’intensité dramatique et la puissance émotionnelle en font un joyau.

Ce cinquième disque des allemands est d’abord la mise en musique d’une histoire émouvante, celle d’un père parcourant le journal intime de sa fille qu’il vient de perdre. La mise en perspective du passé de son enfant est particulièrement réussie, une tragédie perceptible dès Eternity ends dont la densité émotionnelle surprend. Rarement une musique n’aura été autant en adéquation et en harmonie avec les textes.

Ici, pas de longs morceaux à tiroirs d’où l’on ressort désorienté, aucune surenchère technique, mais une quintessence d’émotions mise en relief par un travail d’orfèvre où tout s’imbrique à merveille, diablement efficace. La formation atteint de spectaculaires sommets mélodique grâce, entre autre, à sa science des arrangements et son tallent de compositeur (In chains ou Pane of truth). Le dépouillage musical rend encore plus prenante la mélancolie qui se dégage de certains morceaux, comme sur les sublimes Bequest of tears et Message from the past.

Les différentes scènes mélodiques s’enchainent, vous entrainent et vous nouent les tripes. On passe de la rage au désespoir, de la lassitude aux incertitudes de la jeune fille, le tout étant soutenu par le chant exceptionnel de Marco Glühmann pour le moins inspiré, entre grave et aigu, qui suit le concept de cette trame bouleversante.

De par sa puissance évocatrice, on peut facilement faire un parallèle avec Brave de Marillion ou avec les premiers travaux de Pain Of Salvation.

Posthumous silence est, en fin de compte, beaucoup plus qu’un simple album de néo-progressif, c’est aussi l’histoire d’une chute humaine, ce qui en fait tout son intérêt. Magistral !

 

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12 décembre 2015

POURQUOI JE NE VOTERAI PAS À GAUCHE

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C’est stupide, je le sais, mais j’imaginais un réveil, un sursaut de la gauche. Après les attentats, j’imaginais qu’elle sortirait enfin de son obscurantisme, qu’elle dépasserait l’âge de fer, le mirage multiculturel, les banlieues islamistes, l’impasse sociale, la désastreuse décadence dans laquelle elle nous entraine aveuglément… d’autant plus que la France d’aujourd’hui fait songer à une grenade dégoupillée, prête à exploser.

C’était sans compter l’obstination et la déraison des rien pensants de gauche (comme de droite d’ailleurs), le déshonneur qui soumet cette gauche-là au clientélisme comme au nouvel opprimé de service, les prédicateurs d’Allah. Ce dévouement sans limites à la cause ethnique et religieuse, cette forme de collaboration active parfois, révèle l’abandon d’un sens du commun, du peuple, le condamnant de la sorte entre, d’un côté, la montée en puissance de l’islamisme et de l’autre, celle du national-populisme.

Quel désarroi tout de même!

Entre le communautarisme catholique contre le Pass contraception pour les mineurs de Valérie Pécresse et le clientélisme communautariste à grande échelle de Claude Bartolone, fusionnant sur sa liste du second tour des bataillons islamo-gauchiste qui ont soutenu et défilé avec des militants islamistes et avec les Indigènes de la République, dont les slogans étaient franchement identitaires et les commentaires anti laïque, du genre il faudrait des tests génétiques pour isoler les gènes de la laïcité à la française.

La liste est donc devenue une espèce de compost politique, un grand bazar, dont certains sujets aliénés, déracinés de la nation soutiennent sans réserve des organisations qui contestent publiquement le principe même de l’existence d’une république laïque.

C’est comme devoir choisir entre la peste et le choléra !

Comble de malheur, Ensemble, le parti de l’autre, de la paix et du juste de Clémentine Autain (N°2 de la liste Bartolone dans le 93), appelait à se rendre à un meeting où les intégristes et leurs amis se sont réunis pour dire tout le mal qu’ils pensaient de la France. Bref, un meeting des ni Charlie, ni Paris. Alors même que certains sacrifiés sortaient à peine du coma, que les attentats avaient fait 130 morts et 350 blessés, ils se sont auto proclamés victimes de l’islamophobie! Étaient présent l’islamo-complotiste Tariq Ramadan, l’ancien patron du CCIF (collectif contre l’islamophobie en France qui est rien de moins qu’un site pro islamiste), Marwan Muhammed, Madjid Messaoudene, élu de gauche connu pour ses diatribes contre les laïques, notamment les musulmans. Une célébration de la honte, gangrénée par une idéologie nauséabonde, ennemie de la liberté, revendiquant surtout des concessions religieuses comme le droit au niqab, à la non-mixité à la piscine, à l’aménagement des horaires pour la prière, à l’économie du halal… Un laxisme dont les résultats peuvent être terribles, comme en Grande-Bretagne où les islamistes veulent combattre les impies, imposer les règles du ramadan, interdire aux chrétiens autochtones de manger en public pendant le mois du jeûne, instaurer la charia.

Alors, Bartolone, plus communautariste que républicain ?

Je suis pourtant issue d’une famille de gauche et j’ai l’impression d’avoir passé ma vie à obéir au dictat du vote utile afin d’éviter le pire, et pourtant, le pire est bel et bien arrivé: chez moi, il suffit de sortir, faire quelques pas, pour voir les islamistes en djellabas et blousons noirs qui tournent dans la cité comme des Kapos, il suffit d’ouvrir les yeux, de se dire franchement les choses au lieu d’occulter les problèmes ou de tomber dans la dérive victimaire ou autre sociologie de l’excuse.

Cette période en rappelle étrangement une autre, celle des années 30, où Churchill disait à propos des politiques:

Ils ont choisi le déshonneur pour avoir la paix. Ils auront et le déshonneur et la guerre.

 

Bref, tout bien pesé, on ne peut voter pour personne ! Je me retrouve donc à voter blanc, faute d’une gauche digne de ce nom, républicaine et laïque, exigeante et inclusive, intégrante et émancipatrice, une gauche qui demande de dépasser nos différences.

 

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11 décembre 2015

WALEED AL-HUSSEINI blasphémateur! les prisons d'Allah

Waleed

Il y a des témoignages qui imposent le respect et un soutien sans faille, des expériences de vie que l’on peut considérer d’émouvantes et d’instructives à la fois.

C’est le cas de ce jeune Palestinien, WALEED AL-HUSSEINI, torturé pour avoir renoncé à l’Islam, un esprit éclairé qui a grandi à Qalqilya, en Cisjordanie, dans un pays où il vaut mieux se fondre dans la foule des croyants sans se faire remarquer.

Pourtant, très tôt, je jeune homme va se poser les questions qu’il ne vaut mieux pas se poser. Il va se mettre à douter sur l’existence de dieu et se lancera dans des recherches sur l’Islam, trouvant des réponses sur Internet, cette bouffée de libre pensée. Sur sa page Facebook au nom d’Ana Allah (Je suis dieu), il fera l’apologie de l’apostasie, expliquant entre autres pourquoi il rejette toutes les religions en général et l’Islam en particulier, il osera même affirmer que l’athéisme est la seule solution raisonnable.

Cette propagande de libre penseur durera de 2007 à 2010 et inquiètera les autorités religieuses à l’université Al-Azhar, en Égypte et même en Arabie Saoudite.

Il fut arrêté sur dénonciation et durant dix mois dans une geôle en Palestine, il subira ce qu’il appelle une torture douce, il emploie cette drôle d’expression pour décrire les sévices qui ne laissent pas de trace, rester debout durant des heures les pieds sur des boites de conserve ou pendu à une jambe pendant un interrogatoire des services de renseignement.

Son crime ? Avoir blasphémé, avoir critiqué et quitté l’islam dans un pays où la religion est la principale source de justice (la charia), être considéré comme un traite à la patrie et s’être mis à dos un peuple prêt à l’abattre.

Rappelons que la peine de mort pour l’apostat subsiste en Iran, dans les pays du golfe, en Afghanistan… Tout apostat est symboliquement condamné à mort dans dans tous les pays islamiques, le droit musulman étant contre la liberté. Le prophète disait, celui qui quitte sa religion (l’islam) tuez-le. Plus proche de nous, Tarek Oubrou, ex-président de l’association des imams de France et recteur de la mosquée de Bordeaux précisait l’islam n’impose pas la foi et l’homme reste libre de croire ou ne pas croire. Mais une fois qu’on a adhéré à la foi musulmane, qu’on accepte la révélation et le dogme, il y a inévitablement des conséquences comportementales. Quitter sa religion est clairement interdit par le Coran.

Waleed Al-Husseini payera cher son libre arbitre ainsi que son apostasie, son choix d’homme libre et devra fuir et se réfugier en France.

Combien sont-ils dans ces pays là, voire même en Europe, soumis au totalitarisme religieux, à ne pas pouvoir exprimer leurs idées ou leurs opinions, à devoir survivre quotidiennement dans la peur ? Combien sont-ils, les musulmans démocrates, libéraux, modérés, laïcs, tragiquement isolés, à devoir faire face à l’adversité, aux insultes et aux menaces des islamistes?

L’auto biographie de Waled Al-Husseini est le récit d’un homme qui, faute de pouvoir changer le monde, y contribue cependant, à l’image de l’insoumise Ayaan Hirsi Ali ou de l’irakien devenu chrétien, Mohamed Moussaoui, voué à l’exil.

 

Continuez à être vous-mêmes. 

 

Posté par tomahawk 38 à 11:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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