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La chasse à l’islamophobie est le communisme du XXIe siècle. Je m’inspire ici de la célèbre phrase d’Alain Finkielkraut, remplaçant volontairement le terme un peu flou d’antiracisme par celui d’islamophobie qui me semble en revanche beaucoup plus approprié et bien plus précis.

Ceux et celles qui suivent et combattent les dérives sectaires des petits prophètes hargneux de l’identité et de la phobie, dénonçant tous azimuts l’ennemi islamophobe, comprendrons.

Les zélateurs occidentalophobes d’un projet à la fois ethnique, religieux et global de société pullulent et relaient à la chaine les attaques.

Le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) est un bel exemple de ces organismes qui instrumentalisent l’antiracisme afin de jeter sur l’autre le discrédit, de diaboliser toute offensive contre ceux qui dénoncent une autre réalité. Leur unique but est d’hystériser le racisme antimusulman dans un vocable autant défensif qu’agressif et de faire céder la France, de susciter des réactions hostiles à la simple évocation des principes laïcs et de faire passer la République comme le problème.

Ses militants, vous l’aurez compris, ne sont ni Charlie, ni Paris et on ne peut pas raisonnablement laisser la cause antiraciste à de telles personnes qui s’en emparent afin d’ethniciser toujours plus le débat autour de l’islam, de l’économie halal, du voile…

L’organisme tente depuis de nombreuses années d’imposer le concept d’islamophobie auprès des instances nationales et européennes dédiées aux droits de l’homme.

Son principal but est de faire abroger les lois de 2004 (sur les signes ostentatoires religieux à l’école) et de 2010 (sur la visibilité des visages dans l’espace public), lois qu’il juge désastreuses.

Marwan Muhammed, ex prédicateur du collectif, considère que ces lois ont été promulguées par des lâches qui n’assument pas leur haine.

Même après les attentats à Paris, le CCIF a publié un communiqué abject n’évoquant que la nécessité d’éviter toute stigmatisation. La radicalisation n’est pas leur problème, c’est évident ! Leur problème c’est la France dans ce qu’elle représente. Le CCIF dénonce comme acte islamophobe tout un ensemble d’actions comme, entre autre, la fermeture de mosquées consécutives à des faits d’incitation à la haine ou de participation terroriste, l’expulsion d’imams radicaux…ainsi que les mesures de protection ou de sécurité nationale.

Bref, on peut rêver mieux en matière d’antiracisme que ces chantres de l’islamophobie dont la pratique constitue l’alpha et l’oméga du vote front national. On pourrait également s’attendre à des prises de conscience et de fermeté sur les principes républicains, ne pas laisser le champ libre à de telles organisations qui combattent avant tout la liberté d’expression, qui pénalisent l’esprit critique, dont la dialectique ne sert que ses intérêts propres et interdit tout débat.

Il faudrait au contraire dissoudre cette organisation dont le seul projet est de faire voler en éclats les institutions en montrant qu’elles seraient les instruments d’insupportables rapports de domination et expulser ses dirigeants.

Jusqu’à quand va-t-on devoir supporter cette culture d’auto-flagellation et de mea culpa, encourageant par là même les intégristes à aller jusqu’au bout de leur refus de la modernité et de la démocratie en Europe ?